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Nous avons tous vécu cette expérience unique et nous avons su trouver des solutions ensemble.

Lorsque le confinement a commencé, Noémie, responsable de la Maison des Familles de Vaulx-en-Velin et partenaire de The Human Safety Net, a dû inventer de nouvelles façons de maintenir le lien et d’accompagner les familles au sein de sa structure.
C’est en créant un groupe WhatsApp, en veillant à ce que les familles soient contactées régulièrement ainsi qu’en maintenant leur routine autant que possible qu’elle y est parvenue.
Découvrez l'interview complète de Noémie Thiesson.

Posted 17 juil. 2020

Bonjour, je suis Noémie Thiesson et je suis la responsable de la Maison des Familles qui se situe à Vaulx-en-Velin, en France, dans la banlieue lyonnaise.

La Maison des Familles est un lieu de rencontre et de partage pour les familles et c’est aussi un dispositif de soutien à la parentalité où notre objectif est d’accueillir avec une intention particulière les familles en situation de précarité.

Comment faites-vous face à la crise COVID 19 ?
Pour cela nous avons imaginé différents supports pour entretenir notre relation. La première chose chose que nous avons mise en place a été les veilleurs. Les veilleurs, c’est quoi ? Ce sont des membres de l’équipe qui ont une attention particulière vis-à-vis d’une famille et qui entretiennent des contacts téléphoniques assez réguliers pour prendre des nouvelles des uns et des autres.
L’autre support que nous avons réussi à mettre en place assez rapidement est un groupe WhatsApp qui aujourd’hui réunit à peu près 70 familles.
Chaque jour, l’équipe  s’est mise en scène en faisant des recettes de cuisine simples et pas chères, en se filmant, en se lançant des petits défis artistiques, en se racontant des histoires du soir.
Ce groupe WhatsApp a hyper bien marché, on a eu 200 notifications par jour.
L’autre axe que nous avons travaillé a été la question du soutien scolaire. C’est très compliqué quand on est une famille où les parents ne parlent pas bien français ou lorsqu’on est 7 à habiter dans un logement  de 50m2.

Comment cela se passe sur le terrain pour les familles que vous aidez ?
L’une de nos premières préoccupations quand le confinement est arrivé a été de loger des familles qui étaient à la rue.
Cela a été notre première préoccupation, cette période de confinement pour ces familles c’est une période de repos, de répit. Quand on est à l’hôtel ou quand on a un lieu pour soi cela permet de se reposer.
Là encore il a fallu être en lien avec nos acteurs locaux pour voir de quelle manière ces familles pouvaient être soutenues financièrement ou en allant faire des courses avec elles pour vivre et pour avoir de quoi  vivre avec leurs enfants.
Il y a quelque chose qui a été très aidant pour nous, c’est le lien avec notre parrain Generali, Benoît (Nevin), qui est fantastique.
C’est  précieux d’avoir des partenaires qui sans attendre une réponse puissent passer un petit coup fil en disant « on espère que tout va bien, on pense bien à vous ».

Quels sont vos besoins principaux et ceux des familles que vous aidez ?
Nos besoins aujourd’hui vont être de pouvoir répondre au mieux aux besoins des familles, des parents et des enfants, de pouvoir expérimenter et de vivre collectivement cette phase de déconfinement en plaçant chacun dans une logique de responsabilisation.
Nous vivons tous cette expérience et nous pouvons trouver, communément, des solutions.

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