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Beaucoup d'entrepreneurs ont dû se réinventer, et ils y sont parvenus.

Lorsque le confinement a débuté à Paris, Carlos et Sina sont parvenus à redéfinir leur façon de travailler.
En tant qu'entrepreneur social, Carlos et ses associés ont dû inventer de nouvelles sources de revenus tandis que Sina, responsable de l’incubateur pour les entrepreneurs réfugiés à Montreuil, a continué à accompagner à distance les 26 projets d’entreprise même si l’incubateur était fermé.
Écoutez les témoignages de l’incubateur La Ruche, partenaire du programme réfugiés The Human Safety Net.

Posted 22 juil. 2020

Carlos : Avec le début du confinement nous avons perdu à peu près 90% des commandes parce que nous avions conçu notre projet auprès des clients professionnels. Cela nous a amené à réfléchir à d’autres sources d’entrées. C’est pour cela que nous avons développé à ce moment-là la clientèle des particuliers. Nous avons commencé à livrer un peu partout à vélo avec mes deux associés et tout cela pendant le confinement.

Sina : A cause du confinement, nous avons dû fermer notre incubateur pendant 2 mois et demi.  Malgré tout, nous voulions continuer à accompagner les 26 entrepreneurs de l’incubateur.

Carlos : Je m’appelle Carlos Arbelaez, je suis entrepreneur social et avec deux collègues nous avons co-fondé « Populaire». Populaire est une marque de café solidaire torréfié artisanalement à Paris.

Sina : Bonjour je m’appelle Sina Josheni, je travaille à La Ruche et je suis responsable de l’incubateur THSN à Montreuil pour entrepreneurs réfugiés. A La Ruche, notre mission est de donner à tous la chance de pouvoir entreprendre. Avec cet incubateur nous avons un programme d’incubation destiné aux personnes réfugiées qui veulent entreprendre.

Quels sont vos espoirs dans un avenir proche pour la période post-COVID?
Pour commencer, notre espoir principal est pour les entrepreneurs que nous accompagnons. Nous espérons que ce qu’ils ont commencé à développer avant le confinement deviennent de beaux projets et qu’ils soient pérennes sur le long terme. Nous espèrons revoir tout le monde assez vite en présentiel.

Carlos : Mon espoir est que l’on puisse tous en tirer de bonnes leçons du confinement et tous comprendre que notre mode de vie a un impact sur l’ensemble de la société.
Avec notre projet, on s’est donné 3 objectifs :
1) Avoir un impact chez les producteurs en Colombie
2) Avoir un impact en France chez les personnes réfugiées parce que nous souhaitons les former au métier de barista pour qu’ils puissent trouver du travail.
3) Informer nos clients que leur achat peut avoir un impact sur l’ensemble de la société.

Quels sont vos besoins principaux actuellement?
Sina : Le confinement a mis en lumière certaines difficultés de certains entrepreneurs par rapport aux outils numériques. Pour nous, c’est vraiment très important d’inclure tout le monde dans l’utilisation de ces outils là. Ils sont très importants pour leur vie personnelle mais aussi professionnelle.

Carlos : Ça fait 8 ans que je suis entrepreneur social et je pensais avoir les clés pour créer des entreprises ou pour n’importe quel projet. La première chose que j’ai apprise lorsque j’ai commencé à être suivi par l’incubateur c’était de me remettre en cause. Je me suis très rapidement rendu compte avec mon équipe que nous n’étions pas des commerçants.

Quels sont les défis pour les entrepreneurs dans une telle situation ?
Sina : On voit bien que la posture d’entrepreneur est tout à faire adéquate dans cette période. Comme Carlos, beaucoup d’entrepreneurs ont dû et su se réinventer. Cela donne espoir pour la suite de leurs projets et la suite de notre accompagnement.

Carlos : J’ai vu énormément d’entrepreneurs, de personnes réfugiées et des français se réadapter et se réinventer dans ce contexte si difficile. Les gens étaient également très attentifs à me donner des conseils pour que je puisse me sortir de cette situation.

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